Sept sur onze…

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Sept sur onze…

  1. « seul 1 Français sur 10 est susceptible de voter pour un non-moscoutaire en béton » – en fait moins que ça, au premier tour Hamon n’a fait que 6%

  2. « L’objectif de Vladimir Poutine, c’est de restaurer la Grande Russie, parce que c’est selon lui la condition de survie de son pays. Est-ce qu’il cherche notre affaiblissement ou notre disparition? Je ne le crois pas.  »
    Emmanuel Macron, président de la République, 21 juin 2017.

    « Or la vraie difficulté avec le processus de Minsk, c’est que l’Ukraine est elle-même en train de dévier.  »
    Emmanuel Macron, candidat à la présidence, 5 mai 2017.

  3. Rencontre Macron-Porochenko aujourd’hui à l’Elysée. Ce qu’il ressort de la conférence de presse est assez positif, non pas en soi, mais par rapport à ce qu’on craignait.

    Apparemment Macron n’a pas dit autre chose que des banalités (mais cela fait tellement plaisir à certains qu’il ne soutienne pas ouvertement Poutine qu’on fait des hourras et des ouf de soulagement).

    Aujourd’hui on aura le bilan quotidien de l’Etat major : un mort, ou deux, ou trois, et quelques blessés graves ? Qu’importe, l’Ukraine doit aussi faire des efforts, nous dit Macron.. Et juste après avoir dit que l’Ukraine était bien l’agressée.

    Bref, l’Otan a clairement identifié l’agresseur il y a trois ans déjà, mais aucun responsable européen n’a eu le courage de s’appuyer sur ce constat pour mettre au point une réponse efficace. On laisse l’Ukraine aller dans le mur toute seule. Après tout, si c’est son choix de préférer les accords de Minsk…

    Et c’est vrai après tout : pourquoi donc opérer un virage à 180° alors qu’il suffit de laisser l’Ukraine partir dans le mur toute seule ? Pourquoi donc s’embêter, alors que « dénoncer » le gros méchant loup tout en laissant l’agneau à sa merci est bien plus facile ?

    Sous la bonne garde des bergers de l’OSCE (aveugles et sourds depuis le début) surtout ne pas remettre en cause Minsk II, ne pas livrer d’armes, ne pas envoyer d’instructeurs. Surtout ne pas être une puissance mondiale, mais juste faire semblant.

    Et cerise sur le gâteau, une « formule Macron » toute sarkozienne : « Un processus réussit à trouver une issue heureuse quand tout le monde fait des efforts ». (Bref, le coup de Sarko en 2008 avec la Géorgie.) 🙂

    On ne peut pas faire plus ambigu que Macron avec Porochenko ce matin (toujours la fameuse ligne en S) :

    1) « Il faut savoir d’où on vient aussi, l’agression n’est pas ukrainienne ».

    Ok, ça c’est très bien, bon, c’est juste la ligne Otan depuis le début, mais passons.. C’est la suite qui est complètement contradictoire.

    2) « On sait qui a déclenché la chose et pourquoi on en est là. Maintenant on doit en sortir, (…) et on doit en sortir avec des éléments de fait dans le cadre d’un accord qui a été établi, en le suivant de près et en s’attachant à ce que les deux parties puissent respecter ces accords ».

    Voilà, donc l’Ukraine est l’agressée, la Russie est l’agresseur, c’est dit clairement, mais on ne peut rien faire pour l’agressée à part l’aider à accepter les conditions de l’agresseur..

    Où bien ai-je mal compris ? Quoi qu’il en soit mieux vaut la rupture des « négociations » que cette énième humiliation.

  4. Détail « anodin » : la très poutinienne Hélène Carrère d’Encausse était reçue à l’Elysée le même jour…

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