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    Entre rire et colère...
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    jeux cosaques et hopak martial
    Les "jeux cosaques" et le hopak martial mettent à l'honneur la culture martiale et les valeurs de la сosaquerie. Ils ont devancé le grand renouveau identitaire auquel on assiste aujourd'hui en Ukraine.
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    Schwartzbard – Petlioura
    Samuel Schwartzbard fut-il le justicier qu'il a prétendu être? Simon Petlioura s'est-il compromis en tolérant des pogroms antisémites? Et les Soviétiques ont-ils organisé l'attentat à des fins de propagande ? Le procès ne permit jamais de répondre à ces trois questions. Mais après la chute de l'Urss, des éléments nouveaux sont venus compléter ce dossier qui mériterait aujourd'hui une révision en Justice.
  • 18 mai 1944 : déportation totale des Tatars de Crimée 18 mai 1944 : déportation totale des Tatars de Crimée La journée dite du "Surgûn" commémore tous les 18 mai la déportation des Tatars criméens, ultime épisode génocidaire suite auquel la Crimée "qui-a-toujours-été-russe" devint russe à 90%.
  • Le 9 mai 1945, drôle de victoire pour l'Ukraine Le 9 mai 1945, drôle de victoire pour l'Ukraine D'une guerre à l'autre, la propagande russe ne varie guère. Mais le temps des dogmes soviétiques en Ukraine est bel et bien fini.
  • <BR /><BR />Sept sur onze...

    Sept sur onze...
    Deux tiers des Français voteront pour un candidat moscoutaire au premier tour
  • <span style="text-transform: none;">Le linceul du "monde russe" <BR />sera orné de</span> broderies ukrainiennes Le linceul du "monde russe"
    sera orné de
    broderies ukrainiennes
    Le légendaire journaliste russe Alexandre Nevzorov explique pourquoi Russes et Ukrainiens ne sont pas des peuples frères et pourquoi le « monde russe » n’est pas constructible.
  • Holodomor <span style="text-transform: none;"><BR />‒ un Holocauste ukrainien?</span> Holodomor
    ‒ un Holocauste ukrainien?
    En 1932 et 1933, des millions d’ukrainiens furent intentionnellement affamés. Avec des pertes comparables à celles de la première guerre mondiale, la guerre paysanne menée par le régime russo-communiste en Ukraine apparaît comme l’une des plus vastes hécatombes de l’histoire universelle.

Taras Chevtchenko raconté par un Français

Que sa toque de berger ne t'induise en erreur, jeune lecteur. En son pays la renommée de ce poète surpasse celles des prophètes, et son œuvre a traversé tant d'époques qu'elle semble à jamais pérenne. Le panthéon des grands Ukrainiens s'est ouvert à lui comme s'ouvre la rose chaque matin. Tant la masse des Ukrainiens l'adule et le festoie, qu'on serait presque tenté de dire (comme jadis Balzac au sujet de Victor Hugo) – n'en parlons plus! Et en effet, que pourrions-nous encore ajouter au sujet de Taras Chevtchenko qui ne fût déjà dit?

 

On pourrait tout d’abord se demander ce qu’est un poète national, puisque c’est ainsi qu’on le qualifie. Je ne crois pas que l’expression existe en France. On dirait quelque chose de folklorique. Des poètes régionaux, oui, il en existe, mais pas de national. En France, ce sont les poètes maudits qu’on aime, c’est Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, qui nous surprennent à chaque fois qu’on les lit. Personne n’aurait idée de les appeler sous les drapeaux de la poésie française, bien que plusieurs d’entre eux soient régulièrement panthéonisés. C’est très différent en Ukraine, où la parole longtemps fut un acte. Ecrire en ukrainien au XIXe s. vous plaçait immédiatement dans la catégorie des maudits. Comme quoi, il n’y a pas tant de différences en vérité.

Taras Chevtchenko, c’est un peu le verbe ukrainien incarné. Rêvant d’une Ukraine à jamais disparue, il est finalement devenu l’artisan d’une Ukraine à venir. D’où cette interrogation: et si, de « simple » créateur, sa place dans l’histoire du peuple ukrainien n’avait été plutôt celle d’un véritable démiurge fabricateur de mondes? Après tout, les Ukrainiens le disent bien eux-mêmes par ironie: Chevtchenko fit l’Ukraine, Franko1 la peupla! Chevtchenko, un faiseur plus qu’un rêveur? Ce serait bien la première fois qu’un pur poète prenne la place d’un héros national. En tout cas, en Ukraine comme en diaspora, on le célèbre toujours comme tel, et malgré toute la hauteur de ses piédestaux installés de par le monde2, sa renommée internationale paraît encore trop humble.

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  1. Le « second » sur la liste des poètes nationaux.  

  2. 1,100 au total, record mondial pour un poète!  

BHL : L’Ukraine était déjà une grande civilisation quand la Russie n’existait pas!

Nul autre qu'un BHL pour galvaniser les peuples en mal de liberté! Cette fois notre humanitaire philosophe y est allé fort, plus fort que les "leaders" ukrainiens eux-mêmes. Faut-il n'y voir qu'une (fausse) caution occidentale de plus apportée aux vaillants euromaïdanistes, ou comme je l'espère, la fin du malentendu entre la russophilique intelligentsia française et l'Ukraine-loin-de-Moscou? Sur le dernier point, les choses risquent d'être un peu plus compliquées...

(12 février 2014)

Mais ne boudons pas notre plaisir. Cet exercice de rhétorique était admirable et la foule était en phase. Contrairement au discours de base des médias français, dans son éloquence BHL a placé la Shoah et l’Holodomor1 sur un même pied. Y avait-il parfaite égalité ? – on ne sait, mais le plus célèbre des intellectuels français encore vivants s’est suffisamment démarqué de ces collègues hexagonaux pour qu’il mérite nos salutations les plus fraternelles. Ce n’est peut-être pas la fin du « grand malentendu » entre Juifs et Ukrainiens, mais voici un acompte qui saura faire patienter les plus sceptiques. Du reste, de nombreux intellectuels français (juifs de l’est entre autres) ainsi que la communauté juive du Maïdan elle-même, ont démenti et dénoncé les « rumeurs » de violences antisémites qui eussent pu discréditer la Révolution ukrainienne s’ils n’étaient pas intervenus. Depuis un siècle au moins, un seul mot − antisémite − suffit à disqualifier le mouvement ukrainien. Moscou n’y est pas étranger, c’est même là son argument n°1. Le soutien de l’intelligentsia juive aux Ukrainiens est donc crucial de ce point de vue.

Union sacrée ?

Aujourd’hui, la vieille tactique soviétique ne porte plus ses fruits. Tant pis pour la droite française la plus conservatrice et pour celle qui a franchi la ligne, comme les basharistes égarés et les groupuscules « à quenelles » qui donnent dans Mein Kampf et reprennent en chœur les vieux poncifs soviétiques. La Révolution, c’est un peu le monde à l’envers, mais on était loin de penser que des dieudonnistes s’en prendraient un jour à des révolutionnaires ukrainiens en les accusant de ce qu’on les accuse eux-mêmes! Même retournement côté « pensée officielle » – tant que les Ukrainiens restaient passifs, on les voyaient comme potentiellement dangereux, un espèce de cosaques sortis tout droit de la tête d’un Alexandre Adler, ou tout simplement nazillons des stades. Mais en passant à l’action, organisés et modérés, ils ont forcé l’admiration de ceux qui a priori les craignaient le plus2.

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  1. Le génocide ukrainien de 1932-1933 qui tua en quelques mois des millions de paysans.  

  2. NB : Oui, je sais, on dira que lesdits intellectuels ne sont que des suppôts de l’impérialisme américain. Mon sentiment est qu’on assiste tout de même à une petite révolution culturelle, à défaut d’une vraie. Pour le moment du moins…  

Skovoroda, un philosophe pas comme les autres

Par sa conception du monde et de la vie, Grégoire Skovoroda fascinait déjà l'Ukraine quand il en arpentait les verts chemins. Deux siècles et demi plus tard, on le reconnaît au premier coup d'oeil sans qu'on ait à lire ses mystiques traités ni ses baroques versets...

Visage d’intellectuel humaniste dans le style renaissance, ses traits fins et son allure modérée sont l’exacte antithèse du seigneur cosaque ventru et moustachu étalant sa grossière opulence. Cet homme, qui ne pouvait tenir en place, semble à jamais fixé dans la mémoire d’une nation souvent amnésique. Car Skovoroda, c’est avant tout un « personnage conceptuel » façonné à travers les modes et le temps. Un sage, un juge, une conscience. Éternellement pur et sans attaches, on ne saurait critiquer ses mœurs, pas plus qu’on ne critique Montaigne et la Boétie. Qu’il fût ou non démocrate, franc-maçon, mystique, à la fois occidental, byzantin, ukrainien, épicurien, pauvre et chrétien authentique… on ne saurait faire le tour de sa pensée sans être initié à sa gnose. Son image simplifiée compense à elle seule cette carence de clarté.

« L’homme spirituel est libre »

Comme souvent chez les Slaves, il suffit que l’imaginaire populaire s’empare d’un auteur et vous voilà en face d’une idole. Ainsi de l’hermétique Skovoroda, fils d’un modeste cosaque, mais couronné d’une aura quasidivine. Un Super-Ukrainien en quelque sorte ‒ parce qu’il aurait envoyé sur les roses une tsarine amoureuse de sa voix ‒ et un « vrai philosophe » qui d’après la légende aurait fui la cour pour offrir sa savante amitié aux paysans. Dans un pays déchiré, enfermé, laissé en marge de l’Europe et progressivement privé de tout ce qui forme une nation, il fallait bien une figure unificatrice pour que « les affligés » fussent consolés…

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Scythica, plus qu’un site

Scythica.fr est un domaine où pourront s’établir plusieurs structures cohérentes (à l’image des chapitres dans un livre, par exemple). C’est déjà le cas de PanDoktor, qui gèrera la transition jusqu’à la mise à flot de Scythica. A terme, il ne sera plus qu’un blogue laissé au gré de son humeur vagabonde, tandis que le site principal (Scythica) fera office de guide multimédia, de précis de civilisation ukrainienne, et de portail vers des services et des blogues d’utilité différente.

Nouveau cap: les échanges franco-ukrainiens

Scythica abrite déjà PanDoktor, mais un autre blogue, consacré pour sa part aux échanges franco-ukrainiens, devrait bientôt s’y installer. On y lira en français, ukrainien ou quelqu’autre noble idiome si nécessaire, les dernières nouvelles d’un secteur en plein développement. Arts, littérature contemporaine, traductions, entretiens avec les auteurs et bien d’autres rubriques devraient consolider les relations entre l’Ukraine et ses diasporas francophones. Dans un domaine plus social, les expatriés trouveront information et conseil. Son titre est encore ouvert aux suggestions, mais au passage, celui de « Scythica » repose sur un ironique constat: en France, on connaît bien moins l’Ukraine que les Scythes qui y vécurent il y a deux mille ans…

Faudrait-il un nouvel Hérodote pour rattraper le temps perdu? PanDoktor ne lui ressemble hélas, que par ses digressions loufoques. D’ailleurs, son nom-même tourne en dérision cette récurrente manie. Pour le reste, être blogographe est assez contraignant: écrire souvent, vite (et bien de préférence). C’est encore trop peu pour dissiper l’épais brouillard qui entoure l’Ukraine dans le cyber-monde. Mais qu’importe: pour une meilleure connaissance de la planète Ukraine, PanDoktor lance ses vaisseaux.

Un nouveau projet

Après une « petite » interruption, Pan Doktor nouveau format refait donc surface, avec cette fois son propre espace et une plateforme beaucoup plus souple. Un site entier est en préparation, sorte d’introduction générale à l’étude de l’Ukraine. Il faudra encore un peu de patience avant la mise en place complète du projet, mais vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire au bas de cette page afin d’être tenus au courant du lancement officiel de Scythica (c’est son nom) dont il sera plus amplement question plus bas.

Pour ceux qui s’en souviennent, la première version de Pan Doktor était quant à elle apparue en 2010 sur Overblog. Elle arrivait un peu comme de sous terre, dix ans après la mise bas de Katchka, le canard ukrainien. Cette feuille hélas volatile — qui aujourd’hui aurait l’âge du millénaire si elle avait bien voulu glisser du « papier » vers le « virtuel » — avait révélé en son temps le goût et la sympathie du public pour les choses ukrainiennes. Pour preuve, en à peine quelques années Katchka était passée de la photocopieuse aux rotatives, sans autre soutien que la providence populaire. Pan Doktor en fut en quelque sorte l’œuf unique arrivé sur le tard. D’ailleurs, son histoire est assez obscure. Il naquit par lui-même, sans qu’on sache ni comment, ni pourquoi; pour ceux qui s’en souviennent, c’était en février, mois glacial et déprimant. Il y avait alors du sauvetage dans l’air, on mettait en ligne les katchkarchives. Soit cinq longues années de patientes explorations qui en avaient passé cinq de plus au fond d’un tiroir fermé à clé (USB). Read More

Bienvenue sur PanDoktor

Bonnes gens! Si vous aimez poser votre regard sur la vie présente et passée d’une nation méconnue; si vous êtes amateurs d’histoire, de culture, d’actualité, ou poursuivez par ces lieux la noble quête de vos origines, — Pan Doktor vous convie à son bord. Des néophytes aux passionnés, tous devraient trouver dans ces pages de quoi satisfaire leur louable curiosité.

PanDoktor, le blogue qui sans mensonges ni tromperie en apprend sur l’Ukraine et vous rend plus savant !

Comme le fait souvent remarquer Pan Doktor, tout ce qui interpelle la mémoire et la conscience devrait être célébré. Peu importe par quels chemins. Ceux de Pan Doktor ne sont pas les plus courts, mais personne ne s’en est jamais plaint. S’il attrape au passage une rime, un bon mot, c’est qu’il se délasse de son patient labeur. Ce blogue est donc tout sauf un traité dogmatique, un précis d’histoire, une réplique wikipédique, un catalogue de voyage et encore moins une brochurette pour minettes. Si les sites plus ou moins mercantiles (allusion aux « amis » de Poutine en France) qui pullulent en ce moment autour de l’Ukraine ont rendu vos organes inférieurs prodigieusement flegmatiques, alors ne courrez plus, Amis lecteurs! Pan Doktor vous offre de bon cœur ses bons remèdes. Read More