L’hybression russe
– Analyse et chronologie détaillée 2002-2017

Il y a 5 commentaires pour “L’hybression russe
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  4. 2 mars 2018 : première historique ! L’Ukraine obtient gain de cause par voie juridique dans la « guerre du gaz ».

    La Cour de Stockholm a tranché : les prix imposés par Gazprom (c’est-à-dire le Kremlin) à l’État ukrainien étaient bien discriminatoires, en conséquence de quoi l’entreprise russe est condamnée à payer la somme de 2.56 milliards d’euros à Naftogaz. Ainsi en a décidé la cour d’arbitrage.

    La réaction — comme toujours débile — de Moscou a été immédiate. Baisse de pression, ralentissement du débit, mais dans des conditions très défavorables au Kremlin : les réserves de l’Ukraine sont au plus haut et elle-même ne consomme presque plus de gaz « russe ». Les seuls clients réellement impactés ont été les pays de l’UE, alors qu’ils sont sur le point de trancher la question du gazoduc germano-russe Nord Stream II…

    Il va de soi, la Russie n’a pas l’intention de payer et sa réputation en prend un sacré coup, d’autant plus après avoir une nouvelle fois brandi le knout économique. Situation des plus paradoxales, toutes ces guerres du gaz et l’hybression russe en elle-même n’ayant qu’un objectif : affaiblir et discréditer l’Ukraine.

    Bien évidemment, les médias français ont comme à leur habitude évité de prendre position sur le sujet, pensant toujours que cette « crise énergétique » (entendu sur Euronews!) n’affectait que l’Ukraine. Or si ce n’est qu’une énième guerre du gaz contre l’Ukraine, cette fois la Russie l’a bel et bien perdue.

  5. Voyage et discours déshonorants pour la France, Macron complètement oublieux de la Crimée durant son discours, et toujours accroché aux « accords de Minsk » sans aucune prise en compte des forces acquises par l’Ukraine entre-temps… Les Syriens et les Ukrainiens ont dû apprécier plus particulièrement ce passage : « Nous pouvons avoir des sensibilités différentes, bien sûr, mais nous avons une même volonté de stabilisation, un même respect de la souveraineté des peuples, une même volonté de faire aboutir le dossier en étant inclusif et en construisant la stabilité à long terme. » (Emmanuel Macron, président de la République, à V. Poutine, Saint-Pétersbourg, le 24 mai 2018)

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